Kariizmaa Design

Que la paix soit sur toi, peux-tu te présenter ?

‘alaykum salam. Bien sur ! J’ai 27 ans, je suis la créatrice de la marque et de la boutique Kariizmaa Design. Je partage mes créations en tant que graphiste sur ma page Facebook depuis 2012 et je me suis officiellement lancée dans entrepreneuriat en 2015 lors de la création de ma boutique. Sur la boutique, je propose principalement des posters islamiques, décoratifs et personnalisables. Je suis également à l’origine de la marque Petit ‘Alim qui est une maison maison d’édition spécialisée dans les ouvrages ludo-éducatifs à destination des enfants musulmans francophones.

Comme tu le sais, je suis maman et étudiante le parcours scolaire de mes interviewés m’intéresse énormément peux tu nous résumer le tien ?

J’ai un parcours scolaire assez clairement. J’ai d’abord fait un bac général scientifique. Puis, ne sachant pas vraiment ce que je voulais faire plus tard, je me suis orientée vers l’université. Je voulais faire des études longues mais sans vraiment savoir vers quoi m’orienter. J’ai finalement choisi la psychologie. J’ai obtenu ma licence de Psychologie en 2013 puis un Master de Psychologie du Travail en 2015. Je ne me destinais pas du tout à entrepreneuriat, je ne connaissais d’ailleurs pas tout cela, je n’en avais jamais vraiment entendu parler et je ne l’avais jamais envisagé comme une possibilité de carrière. J’ai lancé le projet Kariizmaa Design en Janvier 2015. J’étais alors en Master 2 de Psychologie du travail, et j’arrivais dans la partie la plus compliquée de mes études car le rythme de cours s’intensifiait et je devais trouver un stage à temps plein d’au moins 3 mois.

Tu as donc lancé Kariizmaa Design lors de ton parcours scolaire, comment as-tu réussi à concilier tes différentes casquettes de femmes ?

J’avoue m’être lancée sur un coup de tête, sans trop me rendre compte de ce que ça allait impliquer ni de l’impact que ça aurait sur ma vie quotidienne. Les premiers mois ont été relativement faciles. Le projet débutait, il plaisait beaucoup mais il fallait lui laisser le temps de mûrir et de se faire connaître. Je gérais donc les commandes le weekend, et mes cours, la semaine. Les choses ont commencé à s’accélérer à l’approche du Ramadan (mi Juin – mi Juillet à ce[e époque). J’étais d’ailleurs en stage à ce[e période là, j’avais de très grosses journées de travail, très fatigantes intellectuellement parlant et je continuais à assurer les commandes, le service client, les réseaux sociaux le soir et les weekends. J’ai terminé mon stage fin Juillet, j’ai rédigé mon mémoire de fin d’étude durant le mois d’Août et j’ai soutenu devant le jury début Septembre. Honnêtement, j’ai juste pris les choses comme elles sont venues. J’essayais de m’organiser au mieux, ce n’était pas toujours évident, pas de tout repos non plus. Néanmoins, l’épanouissement que je gagnais grâce à ce projet, me permettait de dépasser mes limites aussi physiques que mentales. Je ne le vivais donc pas comme une difficulté ni une contrainte, j’avais toujours envie de faire plus, même quand le temps me manquait.

Quelle est ton indispensable au niveau de l’organisation ?

Mon agenda! J’y note tout que ce soit du pro ou du perso. Je planifie mes semaines / mois, j’organise mes journées en fonction de mes tâches. Ça me permet de garder une trame dans mes objectifs et surtout de ne pas oublier de choses importantes. J’utilise également l’application ToDolist en complément pour organiser les projets sur le plus long terme et fixer les échéances temporelles plus facilement.

Comment t’ai venue la passion du graphisme ?

Cela a commencé très jeune, je devais avoir 10 / 11 ans, je bidouillais déjà sur un ancien ordinateur avec des logiciels gratuits. J’ai toujours été une « geek » depuis mon plus jeune âge, donc j’ai très vite pris en main les ordinateurs. Je me rappelle qu’à l’âge de 12 ans, j’avais demandé à mon père de m’acheter un logiciel pour apprendre à créer des sites internet lol.

Beaucoup de boutiques de graphisme fleurissent sur le web, quel est le conseil que tu souhaites partager avec celles-ci ?

Apporter une plus-value au marché. Les boutiques de graphisme sont de plus en plus nombreuses mais la plupart se ressemblent énormément, elles n’apportent pas de nouveautés, d’innovations, d’originalité. Pour les client(e)s, 3 – 4 boutiques, ça peut passer mais au bout d’une dizaine de boutiques qui proposent exactement le même concept, cela n’a plus forcément d’intérêt. D’autant plus à cette époque où tout va très vite, on aime aussi vite qu’on se lasse donc il est difficile de fidéliser une clientèle quand on a pas de plus value à lui apporter.

Savoir dessiner est il primordial pour se lancer dans le graphisme ?

Non, pas nécessairement. Je ne suis pas dessinatrice, je n’ai jamais pris de cours de dessins et je m’en sors très bien. C’est définitivement un plus si on sait dessiner, mais pas une nécessité.

Quels formations ou cursus scolaire conseilles tu pour pouvoir se lancer ?

J’aurais du mal à répondre à cette question car je n’en ai moins même suivi aucun(e). Je suis autodidacte donc je n’ai malheureusement pas de retours à faire sur le côté formation. Néanmoins, les écoles de graphisme peuvent vite être très chères. Le prix de la formation n’est pas forcément gage de qualité. Donc il faut bien se renseigner sur le contenu et sur les apprentissages qui seront proposés.

Quelle est la plus grande difficulté que tu as rencontrée lors de ton parcours ? Comment l’as tu surmontée ?

Honnêtement, rien ne vient à l’esprit. En tout cas, aucune difficulté qui n’a pu me paraître insurmontable et dont je garderai le souvenir aujourd’hui. Quelques soient les obstacles que j’ai pu rencontré, j’ai toujours trouvé de solutions. Mais si il faut vraiment évoquer quelque chose, je dirais qu’au début du projet, il était difficile pour mon entourage de le prendre au sérieux. On me demandait parfois « Quand est-ce que tu vas trouver un vrai travail ? » ou on me disait « Tu ne pourras pas faire ça toute ta vie ». Je pense que c’était un peu l’inconnu pour eux au départ et qu’il avait du mal à comprendre ce que j’allais vraiment faire. Je n’ai pas forcément réagi car j’étais confiante et sûre de moi, je disais juste : « SI je n’essaye pas maintenant, je n’essayerai jamais ». Au bout de quelques mois, ils ont compris et vu que c’était un vrai travail et certains m’ont même dit qu’ils auraient aimé faire comme moi lol .

Quel sentiment te procures ton activité ?

La liberté ! La liberté d’être celle que je veux en toute situation, de faire ce qui me plaît chaque jour, de pouvoir travailler comme je l’entend, quand je le veux, où je le veux. La liberté de ne pas avoir de patrons à qui rendre des comptes. De pouvoir gérer mes horaires de travail, mon rythme et ma charge de travail. Et l’épanouissement ! Quand on aime ce que l’on fait, on a pas réellement l’impression de « travailler ».

Qu’aimes-tu le plus faire dans ton entreprise ?

Toute la partie créative : créations de nouveautés, de produits sur mesure etc C’est la plus que j’aime le plus car elle me permet de m’exprimer, de partage mon univers, de réfléchir, de partir d’une page blanche et d’arriver à un résultat final !

Formeras-tu un jour les passionnées de graphisme ?

Si j’avais le temps, pourquoi pas mais… la vie d’entrepreneuse est si riche, et le temps me manque cruellement ! Il me faudrait des journées de 72h pour réussir à faire tout ce que je veux lol

A quoi doit on s’attendre pour cette année 2019 ?

Pas mal d’améliorations techniques sur la boutique, avec des services supplémentaires, tout ce qu’il faut pour faciliter les client(e)s lors de leurs commandes. Des nouveautés dans les gammes existantes, et j’espère dans de nouvelles gammes de produits. Mais surtout, continuez à faire ce qui me plaît et à avoir envie de me lever le matin pour faire tout cela, car c’est le plus important !

Un petit mot pour le mouvement Mum Student

Croyez en vos projets, en vos rêves ! La société a tendance à brider nos ambitions, à nous faire croire que l’on est pas capables, que l’on y arrivera jamais. Mais qui ne tente rien n’a rien. Ce serait dommage de passer à côté de votre rêve car vous n’avez pas eu suffisamment confiance en vos capacités ! Et quelle fierté, satisfaction quand on regarde en arrière, que l’on voit d’où on est parti et où on est arrivés après quelques mois / années entrepreneuriat !

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