Ambitieuse.co

Que la paix soit sur toi, peux-tu te présenter ?

Je suis Jade Guillen, fondatrice du site Ambitieuse.co. Mon job consiste à aider les femmes à sortir de la dépression, retrouver confiance en elles et s’épanouir. 

Que signifie pour toi ‘Ambitieuse’ ? Quelles valeurs souhaites-tu transmettre à travers ton mouvement ?

J’ai très longtemps pensé que mon seul objectif dans ma vie serait de tenir un foyer et m’occuper de mon enfant. Mais personnellement, ceci n’était pas suffisant pour moi. 

J’ai traversé une dépression qui a duré plusieurs années. Chaque jour, j’essayais de me reprendre en main, mais je n’avais pas réellement de but précis. J’avais déjà un site Web à l’époque où je parlais d’éducation bienveillante. Je recevais énormément de messages de mères à bout. 

Et un jour, j’ai eu LE déclic : pour mon enfant, je devais changer. Car on ne peut pas rester bienveillante envers ses proches si nous ne le sommes pas déjà envers nous-même. C’est là qu’Ambitieuse est née. Pour moi, Ambitieuse n’est pas seulement pour être “Ambitieuse” au niveau professionnel. C’est l’être dans son rôle de mère, épouse et bien sûr : être humain. 

Je veux montrer aux femmes qui se sont trop longtemps oubliées qu’elles peuvent être heureuse. Et que le fait de penser à elles ne fait pas d’elles des mauvaises mères et épouses. Bien au contraire. Une femme qui se rend heureuse et pense à elle sera bien plus épanouie dans son foyer qu’une femme qui s’est oubliée. Cela a un impact énorme sur l’ambiance et la relation avec notre famille. 

Comme tu le sais, je suis maman et étudiante, le parcours scolaire de mes interviewés m’intéresse énormément peux-tu nous résumer le tien ?

Comme j’ai l’habitude de le dire : j’ai un bac-2. Je m’ennuyais à l’école. J’ai passé toute ma scolarité à me sentir différente. Jusqu’au harcèlement scolaire. Honnêtement, ça a été très dur. Au lycée, le fossé s’est encore plus creusé : je voulais aller en L, mais je suis partir en STMG pour ne pas redoubler. J’ai fini par sécher les cours et un jour, je n’y suis plus retournée. J’étais complètement perdue et l’enseignement ne m’a pas aidé. J’étais vu comme une élève qui n’en avait rien à faire des cours alors que c’était tout simplement la méthode d’apprentissage qui ne me plaisait pas. Je ne pouvais pas apprendre si cela ne m’intéressait pas. Voilà voilà. Pendant, longtemps, j’ai eu honte… Mais aujourd’hui j’ose le dire, car je sais que ce n’est pas parce qu’on a eu une mauvaise scolarité que nous manquons d’intelligence. 

Comment t’ai venue l’idée d’accompagner les femmes ?

À la base, c’était vraiment quelque chose que je ne voulais pas faire. Je me contentais de faire des formations et c’était très bien comme ça. Mais un jour, j’ai rencontré Y*, elle était au bord du gouffre et mon empathie a fait que je lui ai proposé un programme totalement improvisé. Je l’avais prévenu, c’était un test. 

Très vite, elle a eu des résultats incroyable. Nous avons créé une véritable relation et c’est ce que j’ai aimé dans le coaching. Ce n’était pas seulement un appel où je lui donnais des actions. Elle connaissait ma vie et je connaissais la sienne. Nous avons pleuré de joie ensemble. Et c’est comme ça pour 99 % de mes coachings. J’aime les relations. 

Quel sentiment te procure ton activité ?

Je me sens capable. Qui l’aurait cru. On m’a fait croire que je n’étais bonne à rien. Et j’ai découvert une toute autre Jade. Aujourd’hui, je connais ma valeur. Et bien sûr, je suis heureuse de pouvoir aider des femmes à faire de même. C’est un sentiment inexplicable que de voir une femme qui était au plus bas reprendre le contrôle de sa vie et être enfin épanouie. 

Étant femme, épouse, maman, coach, entrepreneure et influenceuse ton planning est très chargé. Comment fais-tu pour allier toutes tes casquettes de femme ?

Tout est dans l’organisation et la discipline. Il n’y a pas de secret. J’apprends également à lâcher prise, car je suis du genre perfectionniste. 

Quel est ton indispensable au niveau de l’organisation ?

Mon planner. Tout doit être clair. Sinon c’est le k.o. Tout est retranscrit dans mon téléphone mais également sur papier un peu partout chez moi. 

Quelle est la plus grande difficulté que tu as rencontré lors de ton parcours ?

Contrôler ma sensibilité. C’est un métier qui est très difficile quand on est empathique. Nous sommes de véritables éponges et c’est très difficile d’être au contact de personnes tristes au quotidien. 

Il faut apprendre à se blinder. 

Il faut également passer au-dessus de la critique. Aujourd’hui, il y a énormément de personnes qui pensent être sur la bonne voie, mais qui passent leur temps à créer des conflits. Ayant été au milieu de tout cela, c’est énormément perturbant de devoir faire face à des personnes qui nous détestent alors que nous ne les connaissons pas. Encore une fois, il faut être prêt mentalement à passer au-dessus de tout cela. 

Comment l’as-tu surmonté ?

En prenant du recul, en retournant à l’essentiel. Pour ces deux cas, il faut penser à son “pourquoi”. J’ai appris à lâcher prise, car je ne peux pas tout contrôler. 

À l’heure où tout le monde se proclame coach, comment peut-on différencier les bons et mauvais coachs ?

Il y a coach et coach. Ceux qui ne pensent qu’à l’argent, et ceux qui sont sincères. 

Pour moi, tu ne peux pas réussir si tu ne l’es pas. Cela se voit immédiatement. 

La personne doit chercher en premier la satisfaction de ceux qui ont décidé de participer à ces programmes. 

Étant dans le milieu, dès qu’une personne participe à un de mes programmes, je mets tout en œuvre pour créer une relation avec elle. Je recherche son compte sur les réseaux sociaux, je la contacte très régulièrement. C’est important pour moi. Je dois honorer la confiance que cette personne m’a donné. 

Quels conseils donnerais-tu à celles qui souhaitent accompagner les femmes autour d’elles ?

Avoir un “pourquoi” puissant. Sans cela, elles ne pourront pas réussir. 

Quelle problématique rencontres-tu systématiquement chez les femmes ? Quelle solution leur proposes-tu ?

Le manque de confiance en soi et dans les cas les plus grave : la dépression. En général, je propose la formation “9 semaines pour retrouver confiance en toi”. Mais quand je sens que le cas est “critique” et que la personne ne pourra avancer seule. Alors je propose un programme de coaching personnalisé. 

À quoi doit-on s’attendre pour cette année 2019 ?

Beaucoup de changement ? Soyez prête à réveiller la gagnante qui sommeille en vous. 

Un petit mot pour le mouvement Mum Student ?

N’attendez pas demain ni dans 3 mois pour changer. Le changement : c’est maintenant. 

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